«Il a survécu après avoir séjourné quatre ans dans un bassin de décantation»

Dans une lettre du 23 septembre 1991, Gilbert V. Levin narre une histoire presque incroyable. Cette fois, il ne s'agit pas de savoir si le couteau suisse a sauvé la vie de quelqu'un ou si, dans une situation sans issue, il a joué le rôle d'outil à tout faire; dans le cas présent, la petite merveille rouge en question a «survécu» quatre ans, presque sans dommage, au fond d'un bassin de décantation. Gilbert V. Levin a écrit à Victorinox à Ibach:

«J'ai installé en 1973 ma nouvelle invention, il s'agissait dans ce contexte d'un système de décantation d'eaux usées, à Senecca Falls, New York. Un matin, alors que je passais sur le pont surplombant le bassin d'aérage de l'installation d'épuration, je constatais qu'un instrument n'était pas monté de manière orthodoxe. Je sortis immédiatement mon couteau d'armée suisse, sur lequel je peux toujours compter, pour exécuter le travail nécessaire. Le couteau me glissa de la main et tomba dans le bassin d'aérage. La fonction du bassin d'aérage d'une installation d'épuration est d'oxyder les résidus organiques. Cet environnement oxydant attaque vigoureusement les métaux.

Un paquet de la poste

Quatre ans plus tard, je reçus un petit paquet par la poste avec une note d'Al Hawk, inspecteur général de l'installation de Senecca Falls.
En 1977, il avait vidé le bassin d'aérage et tout au fond du tank était apparu mon couteau d'armée suisse. Mon couteau se trouvait effectivement dans le paquet. Je l'examinai et fus surpris de l'excellent état dans lequel il se trouvait.

Le seul dommage majeur était l'absence du ressort des ciseaux qui s'était dissout. Il y avait aussi un peu de rouille sur les platines en aluminium qui séparaient les lames. Les flancs en matière plastique n'avaient que peu souffert, en réalité juste là où se trouvent le cure-dent et la pincette. Il y a longtemps que je désirais renvoyer ce couteau à l'entreprise qui fabrique des couteaux aussi résistants avec mes compliments. J'ai rangé le couteau et ne l'ai plus jamais utilisé depuis. Vous le trouverez en annexe en témoignage de cet incident à peine croyable. Je puis vous assurer que très peu de produits seraient en mesure de survivre à un tel traitement et que tous leurs éléments se seraient décomposés ou auraient tout simplement disparu. En réalité, il y a longtemps que je voulais vous narrer cette histoire, mais je n'en ai jamais eu le temps. C'est un article analogue paru dans le Wall Street Journal qui m'a incité à le faire.»
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