«Réparation d'un moteur de Jeep dans une contrée sauvage» 1/2

Depuis 25 ans, le Norvégien Tore Lund Bache a toujours son couteau Victorinox dans la poche gauche de son pantalon lors de ses pérégrinations à travers le monde. Il le reçut en cadeau de son entreprise OSO en 1968. Le 3 juillet 1992, il écrivit à Victorinox à Ibach pour relater l'histoire d'une excursion dont il s'était sorti sans trop de mal grâce au couteau Victorinox.

«Ce couteau a été mon compagnon pendant 25 ans et m'a accompagné dans le monde entier. Il a toujours eu sa place dans la poche gauche de mes pantalons, même dans un smoking, constamment prêt à entrer en action. Le sigle de l'entreprise, OSO, est presque effacé.

Il y a bien des anecdotes qui gravitent autour de ce couteau. Parmi mes amis, il est devenu une légende. Ceux-ci me demandent toujours: « As-tu encore ton couteau OSO ? ». C'est la raison pour laquelle j'aimerais vous conter une anecdote parmi d'autres.

En 1969, j'ai acheté une vieille Jeep Willys, modèle de la seconde guerre mondiale. C'est un superbe véhicule de collection, dont toutes les pièces sont réparables (pas comme sur les véhicules actuels, où l'on ne peut que remplacer les pièces défectueuses).
Je me suis immédiatement embarqué pour une virée dans une contrée sauvage en vue de tester les possibilités de la traction sur quatre roues. Cette course d'essai me conduisit à quelques kilomètres de distance dans un boqueteau marécageux où certainement aucune automobile n'avait encore jamais passé. C'est alors que mon moteur rendit l'âme.

Le problème résidait dans le fait que celui-ci n'était plus alimenté en essence. Quelque chose ne jouait pas avec la pompe à essence. Un rapide coup d'œil dans mon véhicule m'indiqua que je n'avais aucun outil avec moi. Tout ce que je possédais consistait en un peu de monnaie, un stylo à bille et mon couteau Victorinox. A l'aide du couteau, je parvins à dégager la pompe à essence et à l'ouvrir. Bien qu'il n'y eut pas de vis, je pus utiliser le décapsuleur, il s'adaptait parfaitement à la fermeture.

Dans la pompe à essence, le ressort de soupape était brisé en morceaux. Je pris alors mon couteau et réussis à fabriquer une pièce de rechange avec le ressort du stylo à bille. Après avoir remonté la pompe, je suis retourné à la maison. Cette fois-là, le couteau ne m'avait pas directement sauvé la vie;

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