«Dégagé d'un ascenseur en feu grâce à un couteau» 2/3

Alors que je descendais avec l'ascenseur, il commença soudain à ralentir et à se remplir de fumée. Quelques instants plus tard ce fut l'arrêt brutal. J'étais seul et prisonnier. L'ascenseur continuait de se remplir de fumée. Comme il n'y avait pas beaucoup d'air frais, j'étais obligé d'inhaler de l'air noir suffocant pendant que le haut-parleur incorporé me distillait une sonate pour violon.

L'ascenseur s'était arrêté entre deux étages juste en dessus du premier étage. Je pouvais voir environ dix centimètres de la porte d'ascenseur du second étage et presque complètement la porte de l'entresol. Les gens se rassemblèrent au second étage. Ils commencèrent à me parler à travers la porte de l'ascenseur, mais nous ne pouvions nous voir. Une fois qu'ils eurent constaté que l'ascenseur était resté bloqué et que lentement et sûrement je commençais à étouffer, ils appelèrent la centrale de secours.

Pas d'issue de secours
Entre-temps, mes amis du quatrième étage avaient remarqué le dégagement de fumée. Ils découvrirent rapidement que quelqu'un était prisonnier dans l'ascenseur et que le feu avait éclaté dans la cage d'ascenseur.
Ils tentèrent immédiatement d'arracher la porte du deuxième étage pour me libérer. C'est alors qu'arriva un puissant détachement du corps des sapeurs-pompiers de Portland. Le plus grand problème de mes sauveteurs était que l'entresol avait été obstrué au cours des années. Il n'y avait pas de passage pour parvenir à la porte de l'ascenseur à l'entresol- mon seul espoir de fuite. Comme personne ne pouvait arriver à moi, je cherchais les possibilités pour arriver à eux. Le mécanisme qui était responsable de l'ouverture de la porte de l'entresol avait également été mis hors service, car cet étage n'était plus employé. Quelqu'un avait enlevé le bouton de la porte de l'ascenseur, bouton prévu pour l'ouverture. Sinon je n'aurais eu qu'à presser dessus pour sortir.

Le couteau salvateur
Mais attention: j'avais mon couteau militaire suisse à toute épreuve qui avait également une pincette. Trois minutes plus tard, j'avais enlevé les écrous de la porte et j'étais enfin hors de l'ascenseur, bien que je fusse toujours prisonnier dans l'espace mort de l'entresol. Entre-temps, le détachement des sapeurs-pompiers (quatre puissants véhicules incendie, deux ambulances et deux postes de commandement) avait éteint l'incendie dans la cage d'ascenseur et tentait toujours d'arriver jusqu'à moi.

Les sapeurs-pompiers avaient enfoncé les portes pour pouvoir arriver au fond de la cage et avaient grimpé sur le toit pour m'atteindre par le haut. La police avait bouclé tout le bloc qui, entre-temps, s'était rempli de curieux. On entendait des sonneries d'alarme et les sirènes hurlaient. Comme une fenêtre se trouvait à l'entresol, c'est finalement par là que l'on me retira et que mon martyre prit fin. J'utilisai naturellement une fois encore mon Swiss Army Knife pour dégager les charnières de la fenêtre. Dans le feu de l'action, j'oubliai mon cher couteau suisse Champ dans l'entresol.

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